La saison 2014-2015 s’est officiellement lancée ce samedi 6 décembre 2014 avec le premier tour de division 1 masculine organisé à Paris par le Cercle Sportif de l’Institut Nationale des Invalides (CSINI).

Il faut ici mettre en exergue cette organisation car bien que prévue depuis un bon nombre de mois, elle aurait pu ne pas être assurée. En effet, le CSINI ne s’est pas inscrit cette saison en championnat de France faute de joueurs. Le club a cependant décidé de maintenir à son compte l’organisation de ce premier tour. Remercions les responsables du CSINI pour ce « geste sportif » et félicitons aussi tous ceux qui ont contribué à la mise en place de cette compétition officielle qui s’est parfaitement bien déroulée.

En termes d’infrastructures, la proximité gymnase et hébergement a été appréciable. L’accueil et l’accompagnement dans les gares se sont effectués presque sans souci. Le complexe sportif était tout à fait adapté à une bonne pratique du Torball. Seule la restauration du samedi soir reste à chaque fois à la Résidence Internationale de Paris un peu légère pour des sportifs.

Sur le plan sportif, cette division 1 masculine a été quelque peu remanié à l’inter-saison. Comme déjà dit plus haut, le CSINI Paris ne présentait plus d’équipe après 30 ans sans interruption dans l’élite nationale. Mais le club parisien n’était pas le seul à mettre un terme à son activité Torball. L’ATAACS Toulouse décidait éghalement de se retirer du championnat de France. Ces deux départs devaient nécessairement affaiblir le niveau de la D1 et le Torball français en général. C’est avec regrets que la Commission Torball a pris acte de la défaillance de ces deux clubs qui ont souvent figuré aux meilleures places du palmarès national et international de notre sport.

Cette division 1 masculine s’est donc vue renforcée non seulement par les deux équipes promues réglementairement de D2, l’ANICES Nice et le COPAA Paris, mais aussi par deux autres pensionnaires de D2, dans l’ordre du classement acquis l’an passé, qui venaient complêter les deux places manquantes, l’ASCCB Besançon et l’AVH Paris.

Il était ainsi difficile de prévoir le niveau de cette division bouleversée. En fait, à défaut d’avoir un niveau relevé, cette première journée a été particulièrement disputée. Sur les 28 matchs disputés, 8 seulement se sont terminés avec un écart de plus de deux buts au score. C’est le signe d’une bonne résistance des défenses ou d’une incapacité des attaques à faire la différence. Si l’on considère le nombre total de buts plutôt faible sur la journée, on pencherait plus sur une efficacité défensive.

Certes, le classement du jour reflête bien par sa densité en tête la difficulté de s’imposer en leader, mais Lisieux a réalisé un beau parcours en ne concédant aucune défaite. Les Lexoviens ont su se rendre les matchs faciles qu’il fallait et batailler sur d’autres rencontres où les solutions ont été trouvées. Là où les Normands ont fait la différence, c’est sur ces matchs dont l’issue finale est très incertaine et ils ont réussi à arracher les nuls qui donnent ces quelques points d’avance sur ces trois poursuivants principaux.

En effet, derrière on trouve trois clubs bien accrochés au leader et gardant toutes leurs chances pour le second tour. Tout d’abord, à la deuxième place, un petit point de moins que Lisieux, vient se placer le champion de France en titre, l’ASSHAV Poitiers qui a beaucoup souffert en attaque suite à une blessure d’un joueur mais qui limite les dégâts en ne concédant que deux défaites grâce à une défense régulière.

les deux autres équipes de la triplette de poursuivants sont à égalité de points à deux unités du leader. Ces deux clubs allaient avoir des parcours opposés bien que se rejoignant en fin de compétition. Tout d’abord, l’ASCND Marseille, toujours un grand favori de cette D1, commençait très fort sa journée. Des victoires probantes s’alignaient et beaucoup voyaient les Marseillais passer en tête ce premier tour. Mais un premier accroc contre Poitiers venait briser ce rythme de champion. Une deuxième défaite faisait fortement douter les Phocéens qui parvenaient cependant à prendre un point contre Lisieux dans un des plus beaux matchs du jour. Espérons pour les Marseillais que ces quelques points perdus ne soient pas déterminants lors du décompte final. Le COPAA Paris, quant à lui, connaissait un diificile début de journée. Les trois premiers matchs se résumaient par deux défaites et un nul, certes contre Lisieux, mais n’auguraient rien d’extraordinaire pour la suite. Les Parisiens vont pourtant aligner ensuite 4 victoires consécutives qui leur permettent de revenir sur la troisième marche du podium avec Marseille.

Ce groupe de tête se détache assez nettement avec trois points d’avance sur le cinquième, première équipe à former le groupe de queue constitué principalement de surprises. En effet, l’AVH Paris qui ne connaît la D1 que grâce au désistement des deux anciens clubs, a démontré que son accession n’était pas nécessairement usurpée. Effectivement, si les Parisiens n’ont guère donné d’opposition face à Lisieux ou Toulouse, leurs victoires contre le COPAA et Marseille restent de bonnes performances. Si l’on ajoute que cette équipe a fait souffrir Poitiers, on comprend pourquoi elle se retrouve à la cinquième place du classement en toute logique.

Si l’AVH Paris représente une bonne surprise, Toulouse et Nice en sont des exemples désagréables. En effet, les Toulousains à l’effectif renforcé du fait de la disparition de l’ATAACS, avait enfin l’occasion de concrétiser des espoirs entrevus les saisons passés. Cette équipe ne manque pas de qualités mais n’arrive pas à les exprimer. Mieux défensivement que la saison dernière, Toulouse a parfois trop buté en attaque sans pouvoir trouver les failles adverses. Deux victoires larges et probantes, mais quatre défaites dont certes trois d’un seul but d’écart seulement, qui mettent le club toulousain dans une situation délicate pour le second tour.

De son côté, Nice après une saison 2013-2014 riche en bonnes places et un parcours intéressant en D2 et coupe de France, pouvait prétendre bousculer la hiérarchie de l’élite nationale. Si on ne peut pas parler de naufrage, ce premier tour aura été quelque peu compliqué. Pas vraiment de grosses défaites, mais une seule victoire contre l’AVH Paris, déjà connue l’an passé, qui sera bien insuffisante pour la deuxième partie de championnat. Seule la résistance face aux meilleures représente le maigre espoir de gagner quelques places au mois de juin prochain si les Niçois parviennent à retourner la tendance.

La montée en division 1 ne faisait pas l’unanimité au sein de l’effectif bisantin. Avec la plus mauvaise attaque, 2 buts marqués par match en moyenne, et la défense la plus perméable, 6 buts encaissés en moyenne par match, on peut comprendre le manque d’enthousiasme de certains joueurs de Besançon. La seule satisfaction du jour réside en une victoire contre Nice et d’avoir résisté au COPAA Paris et à Poitiers. Ces deux points leur permettront sans aucun doute de lutter au second tour pour éviter la relégation.

Ce premier tour s’il n’a pas été d’un grand niveau, aura permis de déterminer une hiérarchie qui va en motiver plus d’un pour la confirmer ou la bousculer au mois de juin, le 6, à Marseille. Juste six mois pour travailler et corriger ce qui n’a pas marché.

Vous pouvez retrouver l’ensemble des résultats et classements de cette division 1 masculine à la rubrique « Résultats ». Le prochain rendez-vous Torball sera le 7 février 2015 pour le premier tour de division 4 masculine organisé par le Club Arverne Handisport de Clermont-Ferrand (CAH).

La Commission Torball vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année en espérant le moins de solitude possible.